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La lèpre plus forte
Les Comores sont le seul pays où les équipes médicales soutenues par Action Damien continuent à soigner plus de lépreux que de tuberculeux
L’Union des Comores compte trois îles : Grande Comore (Ngazidja), Mohéli et Anjouan… qui a fait sécession voici quelques années. La crise politique qui a suivi a paralysé les activités économiques et sociales, mais la situation s’est fortement normalisée aujourd’hui. Pendant les troubles, Action Damien n’a jamais cessé de soutenir le Programme national de lutte contre la lèpre et
la tuberculose. Un nouvel accord de coopération avec le Ministère de la Santé a par ailleurs été signé en 2009, pour une durée de trois ans.
Depuis 2008, le nombre de malades de la lèpre a fortement augmenté. Il a même triplé, grâce à de petites campagnes ciblées effectuées dans les zones jugées très endémiques. La grande majorité des malades est dépistée à Anjouan, où un tiers des malades a moins de 14 ans. Ceci dit, des moyens supplémentaires ont été affectés pour le dépistage à Mohéli, la plus petite des îles, qui compte environ 40.000 habitants. Résultat : là où on dépistait 1 ou 2 malades par an, 36 ont été découverts en quatre mois, fin 2009 - début 2010 (ce qui fait près d’un cas sur 1.000 habitants…)
Pour la tuberculose, le nombre des malades est resté à peu près stable sur une période de cinq ans. C’est en Grande Comore que se trouve la majorité des malades. Notons que les familles y acceptent de mieux en mieux les malades : plus de 60% des patients ne sont plus hospitalisés; même pendant la phase intensive du traitement, a plupart des patients viennent chaque matin prendre leurs doses quotidiennes et s’en retournent chez eux.


