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Encore un pays difficile
L’insécurité bloque tout. Y compris, bien sûr, la lutte contre la tuberculose
C’est en 2007 qu’Action Damien a commencé à soutenir le Programme national de lutte antituberculeuse (PNLAT). Mais, dès le départ, tout a été compliqué. À commencer par l’envoi d’un représentant, fortement retardé par l’insécurité. Après la prise du pouvoir par la junte militaire en décembre 2008, la population s’est mise à espérer, après 50 ans de misère sous les deux précédents régimes dictatoriaux. Mais le pays a une nouvelle fois basculé dans le chaos lorsque la junte a annoncé qu’elle se portait candidate aux élections de 2010. Et, depuis, presque tout s’est arrêté de fonctionner.
Le secteur de la santé et, partant, le PNLAT, sera le plus touché par cette crise, à cause de l’insécurité mais aussi par manque de financement attendu du Fonds Mondial (qui représente 70% du financement global du programme). Première conséquence : le dépôt central et quelques structures de santé de la ville de Conakry ont dû faire face à une rupture de stock des médicaments pendant un mois en 2009. Action Damien a directement réagi en envoyant une commande exceptionnelle de médicaments. Autre conséquence : sans supervisions, formations et primes, le personnel est démotivé.
Seul point positif : les tests du VIH sont beaucoup plus disponibles qu’auparavant dans les structures de santé, surtout dans la ville de Conakry. Quoique encore très faible, le taux du dépistage du VIH parmi les malades tuberculeux a nettement progressé pour passer de 10% en 2007 à 44% en 2009.

