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Un système de santé très fragile

L’accès aux soins de santé est très faible. Mais la lutte contre la tuberculose et la lèpre progresse
Comme beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne, le Mozambique connaît une situation diffcile : la grande majorité de la population sous le seuil de pauvreté, le niveau de scolarité est très bas et, en raison du manque de personnel soignant et de la dispersion de la population sur un territoire énorme, l’accès aux soins de santé est très faible. De plus, la pandémie de sida s’est développée très rapidement, entraînant un accroissement considérable de la tuberculose, sa principale maladie opportuniste. C’est dans ce contexte difficile que le gouvernement du Mozambique a demandé à Action Damien de l’aider, dès 2004, dans ses programmes nationaux de lutte contre la lèpre et la tuberculose.
Au niveau de la tuberculose, l’accent est surtout mis sur les activités dites de routine (formations continues et supervision notamment), l’expansion du DOTS institutionnel et communautaire et la lutte contre la co-infection VIH/tuberculose (plus de la moitié des malades tuberculeux étant co-infectés). Avec un résultat appréciable : en 2009, pour la première fois depuis des années, la mortalité des tuberculeux en traitement est tombée en dessous de 10%.
Au niveau de la lèpre, le problème est particulier. L’élimination de la lèpre comme problème de santé public a été proclamée en 2008 (moins d’un malade pour 10.000 habitants), mais il reste bien entendu des malades. Action Damien continue donc à former le personnel pour qu’il reste capable de détecter précocement les cas restants. Et comme le personnel ne rencontre que peu de malades, chaque cas est reconfirmé par l’équipe des superviseurs.

