3 maladies La lèpre

Lèpre

Index de l'article
Lèpre
Une maladie
S’attaquer
Les conséquences
La lèpre aujourd’hui
L’exclusion sociale
L'historique
Les chiffres
Toutes les pages


 

 

 

 

 

La lèpre est provoquée par un bacille qui se multiplie très lentement. Mais qui frappe ensuite aussi soudainement qu’impitoyablement. La période d’incubation peut s’étendre jusqu’à 7 ans. Découvrez la cause, l’évolution et les conséquences dramatiques de cette terrible maladie.

 

 

 

 


Le responsable

La lèpre est provoquée par une bactérie très proche de celle qui entraîne la tuberculose. Cette bactérie fut découverte en 1873 par le scientifique norvégien Armauer Hansen. Elle est d’ailleurs appelée « bacille de Hansen ».

 



La contamination
La lèpre peut se transmettre par la respiration, la toux et les éternuements. Le bacille pénètre de manière préférentielle par voie respiratoire, mais une transmission à travers une peau lésée n’est pas à exclure. Le bacille ne peut vraisemblablement pas survivre très longtemps hors du corps humain. Le risque de contamination par objets interposés semble donc extrêmement faible.

 

Les différents types de lèpre

La lèpre se décline en deux types :

  • La lèpre paucibacillaire (PB). Ce type se caractérise par un nombre relativement peu élevé de bacilles chez le patient et est peu, voire même pas du tout, contagieux. Le traitement dure 6 mois.
  • La lèpre multibacillaire (MB). Le malade présente de nombreux bacilles intracellulaires dans le corps. Ce type de lèpre est contagieux. Un traitement complet dure de 1 à 2 ans.

 

La période d’incubation
La bactérie se multiplie très lentement, à raison d’une fois toutes les deux semaines. Une personne infectée peut donc ne tomber réellement malade que longtemps après la contamination. Parfois, la période d’incubation entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes extérieurs dure de 3 à 7 ans. Et, bien que « dormante » pendant toutes ces années, la maladie n’en reste pas moins bien présente.

 

Les conséquences
Si elle n’est pas traitée, la maladie a d’effroyables conséquences : cécité, paralysies et mutilations. Parfois, l’amputation des membres est même obligatoire. Sans parler de l’exclusion sociale dont souffrent de nombreux malades.

En savoir plus sur les conséquences>

 


S’attaquer à la lèpre

La lèpre est guérissable. Action Damien traite la maladie à différents niveaux :

 


1. Dépistage
Un dépistage précoce prévient les mutilations. Les collaborateurs d'Action Damien se rendent donc de village en village. Ils examinent les taches insensibles qui touchent les personnes suspectes et étudient des échantillons de peau au microscope. Ils traquent ainsi la lèpre où qu’elle fasse ses ravages et remplissent un rôle d’éducation sanitaire.

 

2. Traitement
Les malades de la lèpre reçoivent un cocktail de différents médicaments : la polychimiothérapie. Elle leur permet de guérir plus vite. Selon la forme de lèpre dont ils souffrent, le traitement dure de 6 à 24 mois. Le coût de la guérison d’un malade s’élève à peine à 40 euros !
Un long chemin d’espoir >

3. Revalidation
Si le bacille de la lèpre s’est déjà attaqué au système nerveux, la maladie est irréversible. La perte de sensibilité des membres perdure et les plaies peuvent vite suppurer et s’infecter. Action Damien veille, dans ce cas, à la revalidation des patients par :

  • le traitement des plaies
  • l’ergothérapie
  • la physiothérapie
  • l’intervention chirurgicale
  • voire l’amputation avec application de prothèses

4. Réintégration sociale
Action Damien attache une grande importance à « l’homme derrière le malade ». La plupart des lépreux sont, en effet, exclus de la société. Les collaborateurs d'Action Damien essaient par tous les moyens de prévenir cette exclusion et de veillent à leur réintégration rapide.
La lèpre et l’exclusion sociale >



 

Les conséquences de la lèpre









Le bacille de la lèpre se niche principalement dans les parties les plus froides du corps. Généralement sous la peau, dans les muqueuses du nez, de la bouche et de la gorge et dans les nerfs périphériques. C’est là qu’il commence sa tâche destructrice.



Malformations
Des taches dépigmentées ou des nodules se forment dans les parties du corps où un grand nombre de bacilles se développent. Le mucus nasal recèle parfois tellement de bactéries que les cloisons nasales se désagrègent entièrement. Le malade se retrouve alors avec un « nez creux » et un visage déformé.

Cécité
Les bacilles s’attaquent aux nerfs, notamment les nerfs oculaires, dans une phase ultérieure de la maladie. Le malade perd le réflexe du clignement et ne parvient plus à fermer les yeux. Résultat ? L’œil se dessèche, ce qui mène à la cécité. Le malade peut également perdre la sensibilité de la cornée. Il ne ressent plus les poussières et impuretés qui se logent dans ses yeux. La lèpre est l’une des plus grandes causes de cécité dans les pays en voie de développement.

Paralysies
Le système moteur du corps est aussi souvent attaqué, ce qui conduit à des paralysies. Celles-ci provoquent à leur tour un raidissement des articulations (par ex. les griffes cubitales).

Mutilations
Les mutilations sont la conséquence de l’atteinte des nerfs par la maladie et de l’insensibilité qui en résulte dans les mains et les pieds. Le malade perd ainsi les réflexes automatiques qui le protègent normalement de la chaleur ou de la douleur. Il se blesse ou se brûle sans même s’en rendre compte. Les blessures finissent par s’infecter et suppurer. Et l’amputation est parfois la seule issue pour enrayer des infections très graves.

L’exclusion sociale
Outre les conséquences corporelles, la lèpre a aussi des conséquences sur l’état mental et les relations sociales des malades, qui sont exclus et confinés. Ou doivent même subir les pires humiliations.
L’exclusion sociale due à la lèpre>

 

 


La lèpre aujourd’hui

En 1991, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se fixa un ambitieux objectif pour l’an 2000: l’élimination de la lèpre en tant problème de santé publique. Concrètement, moins d’une personne sur 10.000 habitants peut encore présenter la maladie.




Résultats spectaculaires
Le plan d’action s’avéra efficace. Le nombre de pays où la lèpre est toujours considérée comme un problème prioritaire de santé publique est tombé de 122 à 22 (et même à 9 selon l’OMS, qui exclut les petits pays comptant au total moins de 1.000 malades).

Les raisons
Deux raisons expliquent le recul spectaculaire de la lèpre, ces 15 dernières années :

  1. Des actions à grande échelle ont été menées, ces 50 dernières années, pour dépister et traiter les malades de la lèpre dans les pays où elle survient localement. Ces efforts ont encore été intensifiés après 1985.
  2. L’introduction de la polychimiothérapie a permis de réduire le nombre de malades et le taux de contamination. Plus de 10 millions de malades ont été traités et guéris grâce à cette thérapie au cours des 10 dernières années.


La vigilance s’impose
La lutte est néanmoins loin d’être finie. Ces dernières années, selon l'OMS, on dépiste encore bien plus de 200.000 nouveaux malades par an (219.000 environ en 2011). Mais on sait que certains passent à travers les mailles du filet. Et deux à trois millions de patients mutilés à vie ont, en outre, encore besoin de suivi. Action Damien essaie d’offrir son aide à la plupart des malades.

L'Inde, toujours !
La situation reste préoccupante dans certains pays. Comme en Inde, qui compte toujours le plus de nouveaux malades (plus de 127.000 en 2011), même si la maladie n'est plus du tout le fléau qu'elle a été dans les décennies dernières. Mais il reste beaucoup de travail à faire.

Régions à risque
Il est crucial, dans d'autres régions, de faire preuve d'une extrême vigilance pour éviter une recrudescence de la maladie. Les équipes médicales soutenues par Action Damien ont encore dépisté et traité 25.307 malades de la lèpre en 2011.

La leishmaniose
La leishmaniose est toujours bien présente dans certaines régions. Au Nicaragua, par exemple. 3.306 malades de la leishmaniose, ou lèpre des montagnes, y ont été dépistés et traités en 2011.

 


L’exclusion sociale

La lèpre a souvent des conséquences sociales dramatiques. Les collaborateurs d'Action Damien attachent beaucoup d’attention à « l’homme derrière le patient ». Ils préviennent l’exclusion et font en sorte que les malades de la lèpre puissent réintégrer la société. Une nécessité absolue !




La lèpre : un problème social
En effet, un lépreux n’est pas un malade ordinaire aux yeux de son entourage qui préfère l’éviter et même le rejeter. Parce que la maladie l’enlaidit. Et parce que nombreux sont ceux qui considèrent la lèpre comme une punition infligée par une puissance supérieure. Résultat : l’isolation sociale du malade!

Chez nous aussi
Ce phénomène était également courant dans nos contrées. Au Moyen-Âge, il était interdit aux lépreux d’avoir des contacts avec la société extérieure. Ils vivaient dans l’isolement le plus total. Et lorsqu’ils se déplaçaient, ils devaient annoncer leur venue de loin avec une crécelle ou des claquettes. Chacun pouvait ainsi s’éloigner à temps.

Une cloche autour du cou
Bien que la lèpre soit désormais complètement éradiquée chez nous, la maladie a aussi régné en Europe jusque dans les années 40. Ceux qui souffraient de la maladie étaient « jugés morts » par la loi et devaient se mettre au ban de la société. En Norvège, au début des années 1900, les malades de la lèpre devaient même porter une cloche à vaches autour du cou.

 


Un long chemin d’espoir

Autrefois, les lépreux attiraient peu la sympathie : ils étaient rejetés par la société, n’avaient aucun espoir de guérison et mouraient, pour la plupart, abandonnés de tous et dans le dénuement le plus total.

 




Regain d’intérêt
La lèpre suscite
à nouveau l’intérêt dans nos régions voici environ 100 ans. Grâce au Père Damien qui sacrifie sa vie sur l’île de Molokaï. Et grâce à Armauer Hansen, un scientifique norvégien qui découvre le bacille de la lèpre en 1873. Ce dernier se verra attribuer le nom du scientifique : le bacille de Hansen. Avec cette découverte, un traitement médical contre la lèpre devient enfin envisageable.

Les Sulfones
Il faudra néanmoins attendre 1941 pour qu’un réel espoir de guérison se dessine avec la Sulfone et ses dérivés... qui existaient déjà depuis 1908 mais étaient restés sur une étagère. Au début des années 50, la Dapsone est utilisée à grande échelle comme médicament. Cette thérapie doit cependant être administrée pendant de longues années, voire à vie pour les malades multibacillaires

La polychimiothérapie
La vraie percée médicale dans le traitement de la lèpre vient en 1981. Les patients se voient désormais administrer un cocktail de médicaments différents. Ce type de traitement, la polychimiothérapie, permet aux malades de guérir beaucoup plus vite et limite ainsi la propagation de la maladie.

Combat international
Action Damien et les autres organisations engagées dans la lutte contre la lèpre généralisent assez rapidement l’utilisation de ce traitement. Résultat ? Le nombre de nouveaux malades de la lèpre chute de manière significative en peu de temps. La coopération entre les différentes organisations se déroule également à merveille. Elles coordonnent leurs activités dans le cadre d’une fédération internationale (ILEP), en concertation avec l’OMS et les Ministères de la Santé Publique des différents pays où se situent leurs projets.


Nombre de malades de la lèpre dépistés et enregistrés par Action Damien de 1991 à 2010.

malades

 

 

17.600 malades de la lèpre en 2012

Pays

Population couverte

Malades dépistés
Bangladesh 35.966.930 719
Brésil 0 0
Burundi

8.854.998

303
Chine 52.837.000 57
Comores 724.293 414
R.D.Congo 47.692.128 2.704
Inde 81.991.913

13.223

Mozambique 4.086.138 89
Nigeria 8.997.853 50
Rwanda 10.537.222 41
Total

251.688.475

17.600

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Bd Léopold II, 263
B-1081 Bruxelles
Tél 02 422 59 11
info@actiondamien.be

BE05 0000 0000 75 75
BIC: BPOTBEB1

Pour des opérations spéciales, Action Damien possède aussi d’autres comptes, dont
BE42 0011 1499 1354
BE09 0011 1499 1657
et BE71 0013 2751 9869

Pour toute information sur les comptes, merci de contacter Stéphane Steyt.

Action Damien est habilitée à délivrer des attestations fiscales et à recevoir legs et donations.

 

 

Action Damien est membre de l'Association pour une éthique dans la
récolte de fonds. Elle a donc des devoirs, notamment de transparence,
envers ses donateurs. Cliquez sur le logo pour en savoir plus sur
l'AERF.
aerf

Vidéos Expédition Rwanda [2008]

la lèpre mutile

Highslide JS Highslide JS Highslide JS Highslide JS Highslide JS Highslide JS Highslide JS Highslide JS Highslide JS