
Le nom
Talitha Qoum signifie “Fillette, je te le dis, lève-toi”. Le nom vient d’un passage de la Bible dans lequel Jésus dit à une petite fille que ses proches croient morte, de se lever et de marcher. Le nom est approprié. Le centre se concentre sur les patients qui, après leur réadaptation, peuvent retrouver une vie normale... comme ressuscités.
Les fondateurs
À la base du centre, on trouve les “missionnaires de l’Afrique”. Cette mission du père André Thijs et de la sœur Hubertine Antonissen rend leur mobilité aux personnes handicapées physiques. Grâce à des soins médicaux, mais aussi à la distribution de tricycles qui leur permettent de se déplacer.
Former
Le père Thijs et la sœur Antonissen forment aussi des habitants comme kiné ou orthopédagogue. De cette manière, le projet ne s’écroulera pas quand ils quitteront la région. Le 9 octobre 1989, le centre Talitha Qoum ouvre ses portes.
Formations
Et ils vont encore plus loin. Ici, les patients ont la possibilité d'apprendre un métier: cordonnier, tailleur, coiffeur ... Ils reçoivent même des outils pour fabriquer leurs produits, qu'ils vendent sur le site. Ainsi, ils ne sont pas seulement guéris, mais ils ont aussi un avenir financier.
Les soeurs
Lorsque les “missionnaires de l’Afrique” s’en vont, le centre passe sous la responsabilité de l'ordre monastique des Sœurs de Saint-Joseph. Mais l'argent manque. Beaucoup d’handicapés qui vivent ici doivent partir. Ils perdent non seulement leur maison, mais aussi leur travail.
La guerre civile
De plus, une nouvelle guerre civile éclate dans l'Est du Congo. Le personnel fuit. Après la guerre, seul Bertin, le kiné, revient. La situation est grave. Des personnes tuées et disparues, du matériel détruit... Et il n'y a presque plus d'argent pour payer Bertin et autres. Mais Bertin reste fidèle au poste.
Mort et renaissance
Puis vient l'inéluctable: les sœurs doivent fermer le centre. Il n’y a plus d'argent. Mais, grâce au Docteur Georges et à Action Damien, Talitha Qoum connaît une nouvelle vie: de l'argent pour les salaires, des mains à la reconstruction, du matériel pour les malades. Aujourd'hui, il existe à nouveau pleinement. Comme né une deuxième fois.
