Ceux qui ont vu le film de campagne 2010 "Bangladesh. La force intérieure" se souviennent certainement de la jeune Roksana, qui souffrait de tuberculose.Après la mort de son père, elle a dû quitter son village de Jhaoail Bazar pour aller travailler dans l'une des innombrables usines de textile dans la banlieue de Dacca. Pour 6 jours de travail par semaine, elle gagnait à peine 20 euros par mois. Elle n'avait pas de quoi se nourrir convenablement mais, pour aider sa mère et sa plus jeune sœur, elle faisait le plus d'heures supplémentaires possible. Elle a fini par le payer. Epuisée, mal nourrie et vivant dans des conditions très sommaires, elle devenait une proie facile pour le bacille de la tuberculose.
Sans espoir
Abandonnée par son mari à cause de la maladie, fort amaigrie et épuisée, elle a été renvoyée de l'usine. Elle ne pesait plus que 22 kilos lorsqu'elle a été admise à l'hôpital de Jalchatra. Malade et épuisée, séparée, sans aucun revenu... Elle pensait ne plus avoir d'issue.Retournement de situation
Mais aujourd'hui, Roksana a retrouvé la santé. Une fois guérie par Action Damien, il restait à retrouver du travail afin de retrouver une vie normale dans la société.Ce ne pouvait être à Dacca.
Dans le cadre de ses "projets de base", Action Damien a cherché avec Roksana une activité qui génère un revenu durable. Comme elle avait toujours rêvé d'avoir un magasin de vêtements à elle, elle a reçu un don d'Action Damien et un microcrédit sans intérêts... ainsi qu'une formation adéquate. Grâce au don, le magasin a été aménagé: un comptoir en bois et des armoires avec des portes en verre, de l'éclairage, un fauteuil pour les clients, un ventilateur pour la saison chaude. Grâce au microcrédit, elle a pu acheter son premier stock de tissus. Elle remboursera ce montant en tranches mensuelles plus tard.
Un nouveau départ
15 janvier 2010. Un nouveau départ dans la vie de Roksana. Son magasin ouvre officiellement ses portes et les villageois, curieux, se bousculent devant son magasin. Six semaines plus tard, ce projet semble très prometteur! Les chiffres de vente augmentent. Roksana apprend à répondre aux demandes de ses clients, découvre quels produits manquent et ce qu'elle peut encore apprendre. Elle note tout dans son livre de caisse et elle verse ses revenus, comme convenu, sur son compte bancaire. Chaque semaine, elle calcule le montant nécessaire pour remplacer les produits vendus, pour payer les frais en cours et enfin pour pouvoir rembourser le microcrédit, dans les deux ans. Ce qu'il lui reste semble largement suffisant pour pouvoir vivre et pour aider sa mère et sa petite sœur!
Un premier bilan
Début juillet. Enthousiaste et optimiste, Roksana fait des achats pour son stock à Tangail. Il fait calme dans son magasin. Elle continue à tout noter dans son livre de caisse. Une action publicitaire a été organisée dans son village: un stylo ou un ballon offert pour chaque achat.
Et, le plus important: elle gagne trois fois plus que dans l'industrie du textile. Petit à petit Roksana et sa famille arrivent à sortir de la pauvreté.
